30.9.10

On the road soon !

Et oui, pour ceux qui ne sont pas encore au courant, je reprends la route très prochainement, le 6 octobre au matin, pour être précise…
Il est temps de partir à la découverte de ce pays!




Mais où je vais ?!

En bref…

4 octobre – 6.00pm : atterrissage de Valérie et Nicolas à Sydney, en provenance de Nouvelle Zélande (présentations rapides, Valérie est une ex-camarade de classe de L’Ecole Bleue, Nicolas est son petit ami! et cela fait 8 mois qu’ils sillonnent les routes Néo-Zélandaises)

6 octobre – 9.50am: décollage de l’aéroport domestique de Sydney à destination d’Alice Springs, au centre.
7 octobre : réception d’un campervan… c’est parti pour 19 jours sur les routes du désert en direction de Darwin, le Nord du Nord de l’Australie! Au programme, chaleur, randonnées, camping, conduite, papotages…
25 octobre : c’est la fin de cette première partie, nous rendons le campervan à Darwin, Val et Nico décollent dans la nuit.

27 octobre – 6.00am: après deux jours de pause à Darwin et probablement un passage sur la toile, c’est le 4x4 de l’organisme Kimberley Adventure Tour qui vient me chercher à l’aube, direction Broome à travers le Kimberley National Park, un tronçon qui ne se fait qu’en 4x4. Le tour est déjà booké, je n’ai plus qu’à payer le jour même et c’est parti pour 9 jours de vacances avec une vingtaine d’inconnus, rythmés par un, deux ou trois guides, je n’en sais rien, ce que je sais c’est que tout sera pris en charge!
4 novembre : arrivée à Broome en fin d’aprèm’, la deuxième étape est bouclée. Ici, j’y retrouve Séverine (les plus fidèles lecteurs la connaissent déjà !) et Anne-Laure (Nanou, c’est ma copine de seconde, elle vient à Sydney pour 3 jours de congrès et a eu la merveilleuse idée de prendre quelques vacances à partager avec moi ;-) )

5 ou 6 novembre : sans trop perdre de temps, nous prenons toutes les 3 la route, en voiture et chargées d’une tente, direction Perth, la route est longue, mais parait-il que les plages en valent le détour!
18 novembre : arrivée à Perth, nous rendons la voiture, Nanou décolle direction Sydney, puis la France, Séverine décolle direction la cote Est, et moi…

Je reste à l’Ouest, avec un programme non défini, de l’HelpX c’est certain, mais aussi surement un boulot à trouver et très certainement un compte en banque en remplumer!

Voilà les grandes lignes de ces futurs mois de balade… à vrai dire, pour le moment je n’en sais pas beaucoup plus et c’est très bien ainsi, moins je planifie, mieux je me porte!

25.9.10

Job n°4 / Dernier chapitre

Ou la fin d’un espèce de cauchemar Marocain!

Voilà, il m’aura fallu une semaine pour mettre fin à cette histoire, beaucoup de réflexions et de larmes, mais c’est T E R M I N E!
Hier soir, pour la première fois de leur vie les deux boss ont choisi de faire un débriefing, durant lequel le manager n’a parlé que d’une seule erreur, la mienne, une erreur fatale, dont je ne suis pas à 100% responsable sauf à leurs yeux… Et pour terminer en beauté, le boss m’a pointé du doigt face à tout le monde, s’est emballé et m’a plus ou moins humiliée!

Sortie en silence la tête baissée à 00h20 j’aurais pu courir attraper le dernier bus, j’ai préféré l’option : «je démissionne, allons célébrer ça avec Shane, le barman Irlandais, et Salt, le chef cuisto!»
C’est ainsi que nous sommes allés nous accouder au comptoir du premier bar sur notre chemin, boire quelques bières, un peu trop peut être, mon estomac s’en souvient toujours! Salt n’a pas fait long feu, tandis qu’avec Shane, nous avons passé la nuit à refaire le monde, réfléchir à ma démission, bla bla bla, d’un coup, je me suis retournée, le jour s’était levé, il était 6h, fermeture du bar!

Suis rentrée en taxi, et dès 6h30 du mat’ je commençais mes 24h de « rébellion » contre le chauffeur ayant fait un méga détour pensant que, trop naïve et pompette, j’allais payer 30$ pour une course qui n’en valait pas plus de 20! Résultat, quand je sors de mes gongs, je ne le fais pas qu’à moitié, j’lui ai poliment fait comprendre qu’il n’aurait qu’à se contenter de mes 15$ un point c’est tout!
Couchée à 8h, réveillée à 11h, avec quelques effets secondaires…
J’ai passé un bon moment à réfléchir à ce que j’allais dire, en anglais bien sûr…
Je n’ai pas réussi à faire de sieste et c’est la boulle au ventre pas si sûre de moi que je suis partie à l’attaque du Marocain!

J’ai bouclé l’affaire en 20 minutes, j’ai sorti le principal de tout ce que je pouvais penser, restant polie et déterminée, j’ai même écouté une fois de plus toutes les critiques de ce « Superman » (as I said about himself), j’lui ai plus ou moins répondu, je n’ai pas été surprise une seule seconde par sa réaction, cet homme à des chevilles énormes, la remise en question est un état d’esprit qu’il ne connait pas du tout…
Bref, c’est après avoir fait un bisou à chacun de mes chouchous, que j’ai quitté les lieux, envahie d’un sentiment de liberté nouvelle!

Le point positif dans tout ça : j’ai pour la première fois de ma vie été dire M*** à quelqu’un qui n’est pas un membre de ma famille, toute seule comme une grande, j’ai affronté cette nouvelle épreuve!
Bien sûr, je suis toujours un peu secouée, car même si j’ai eu le soutient de chacun d’entre vous, même si j’ai une petite idée de toute l’énergie que j’ai pu dépenser pour lui, à travers ses critiques, je ne suis qu’une nulle bavarde, ayant profité de sa sympathie… Alors oui, j’avoue, sur le chemin du retour, les larmes aux yeux, j’étais toujours en colère, agacée et tout en étant intérieurement fière de mon « exploit », … A mon arrivée, Bell m’a félicité joyeusement et ça m’a fait un bien fou!

Ce soir, j’ai décliné leur invitation au pub, proposant de veiller sur le petit Harrison…
Une bonne longue nuit de sommeil m’attend! Bisou

24.9.10

30 minutes pour donner des nouvelles …

Est-ce jouable ?

Coucou à toi cher lecteur !
Mon post précédent, non pas celui qui parlait de plage, l’autre, celui qui parlait d’un coup de blues, n’était que le début d’un moment difficile…
Le week-end dernier au resto n’a pas été meilleur que les autres, voire même un vrai cauchemar…
Dimanche soir, pour terminer la soirée en beauté, alors que tous les clients avaient quitté la salle et que j’essuyais les derniers verres, mon boss s’est énervé une fois de plus, exprimant son mécontentement général vis-à-vis de notre travail et il n’y ait pas allé avec des pincettes, il n’y avait que moi pour l’entendre… il m’a une nouvelle fois crié dessus terminant son speech de M*** en précisant qu’il ne parlait pas spécialement de « Typhaine », sauf qu’il ne s’adressait qu’à… moi !

Me suis changée et suis sortie en silence la tête baissée…
5 mètres plus loin j’éclatais en larmes appelant… papa, fidèle au poste !
J’ai vidé mon sac mais ça n’a aps suffit, à la sortie du bus, nouveau craquage… grosse perte de confiance en moi, gros chagrin ! Un coup de fil à Rom’, et c’était décidé, je vais démissionner plus tôt que prévu espérant les laisser dans l’embarras quelques soirées !

Réveillée lundi matin avec un mal de tête suffisamment énorme pour me rappeler mes malheurs ! Du coup pas simple de garder tout ça pour moi, j’en ai touché deux mots à Bell, qui se soucis toujours de savoir comment se passent mes shifts, douce, à l’écoute et compréhensive, je suis bien contente de partager mon temps libre avec elle !

M’enfin, démissionner, c’est bien beau mais pas si simple si je veux être sûre d’être correctement payée… Surtout que j’en ai tout de même besoin de ces dollars...
Pendant trois jours j’ai eu des idées noires plein la tête, ne sachant plus quoi penser de cette situation pourrie dans laquelle je me suis retrouvée ! M’y suis amusée, c’est certain, mais j’ai aussi supporté un tas d’attaques Marocaines, entre dragues lourdes et pesantes, remontrances et menaces…
Je suis retournée travailler mercredi soir, toujours en colère, ceux qui me connaissent un peu peuvent imaginer la noirceur de mes yeux, et la difficulté que j’ai pu avoir à leur sourire malgré tout ! Une longue soirée qui s’est finalement terminée sans cris !
Hier soir, jeudi, je retrouvais le sourire, même en salle !


Depuis lundi matin, je traverse tous les états d’âmes possibles : heureuse, choquée, triste, tendue, perdue…
J’attends de voir ce que le boulot donne jusqu’à dimanche soir, savoir si je démissionne totalement, ou si je demande juste une semaine de congé et reviens seulement pour le dernier week-end, 1, 2 et 3 octobre, restant une gentille petite idiote jusqu’au bout ! (empochant tout de même 300$ de plus !)
C’est un peu pénible, je sais que jusqu’à lundi, je ne serai pas fixée, j’en ai plein le dos et ça fait super mal !

Mais la conclusion positive dans cette histoire, c’est que quoi qu’il arrive, je garde le sourire !
Bien sûre pendant 3 jours je n’ai eu qu’une envie : tout laisser tomber, aller me réfugier sous ma couette et pleurer sauf que ça ne mène à… rien ! Alors je suis sortie diner chaque soir off avec Marion, me suis racheté un maillot de bain, histoire d’être prête pour la prochaine sortie plage, j’ai travaillé à fond à la maison…
Je me suis une nouvelle foi rendue compte que, même si je me sens seule face à cette horrible situation, je ne le suis pas vraiment, Bell et Gordon m’ont prouvé que je pouvais vraiment compter sur le soutient, mes p’tits cuistos prennent soin de moi comme ils peuvent, Marion trouve toujours un aspect positif dans chacun de mes malheurs, beaucoup d’entre vous m’ont témoigné de leur soutient par mails, sms…
Alors c’est pourquoi je voulais, avant d’affronter un week-end surbooké au resto, vous dire à tous que je n’allais pas si mal que ça, je ne suis pas si seule que ça, les vacances approchent et ça va me faire le plus grand bien. Et surtout :
MERCI BEAUCOUP !

23.9.10

Pause randonnée à Manly

Pause détente pour toi lecteur… voici le récit de ma dernière balade, qui remonte déjà à plus de 2 semaines… !

A Sydney, le soleil d’été se montre un peu plus chaque jours, il y a toujours pas mal de vent, et les soirées sont fraîches, cependant, il fait plus que beau, et ça donne envie d’évasions ! Ca tombe bien, il me reste un paquet de trucs à découvrir dans cette ville!

C’est ainsi, qu’un mardi matin, off deux jours de suite, motivée, sur un coup de tête, je suis allée passer la mâtinée à Manly, non pas du coté de sa grande plage touristique, mais du coté de la baie! Il y a une rando de 10kms qui longe la baie, traversant banlieues familiales et le Sydney Harbour Parc National.

2 ferrys et une heure plus tard, je commence cette rando, selon mon guide, il y en a pour 4h!

Toujours et encore, je ne me lasse pas de cette ligne d’horizon aux formes de gratte-ciels, de l’Opéra et du pont…


Embouchûre de la baie...

Au bout, droit devant, le "port" de Manly, mon point de départ!


Un petit chemin bétonné tout propre entre eau et riches villas… comme d’habitude, qui dit balade au bord de la baie, dit banlieues plutôt aisées, et c’est une nouvelle occasion de constater que les Sydneysiders (c’est ainsi qu’on appelle les habitants de Sydney…) ne manquent pas de moyens!



C’est chouette, il fait beau, mais j’ai une forte sensation d’être en vacances dans une série américaine, entourée de Desperates Housewives, courant après un toutou ou une poussette! Et de Papys, beaucoup plus lents, marchant, bien souvent tirés par un toutou, aussi!

Quelques kilomètres plus loin, entrée dans le Parc National, j’y croise d’un coup deux fois moins de personnes, le paysage est beaucoup plus sauvage et dépaysant! Très vite j’aperçois un gros, très gros lézard, ce n’est qu’un lézard mais il me glace les sangs pour quelques secondes! (Chochotte!)








C’est une belle balade, pas la plus « Wow » de toutes celles que j’ai faites à Sydney, mais assez top pour me changer les idées et me détendre!

Et voilà le Pont, appelé The Spit, la balade est terminée…



C’est finalement en 2h30, après quelques pauses au bord de l’eau en fin de parcours, que je boucle ces 10kms!

Et là, bémol de cette histoire, pour rentrer à la maison, pas si simple, c’est une espèce de course contre la montre pour attraper bus et ferrys dans les temps! 5h30 que je suis partie de la maison, j’ai marché 2h30, passé le reste du temps dans les transports, qui, je l’admets, sont plus agréables qu’un bon vieux métro Parisien mais pas aussi bien développés!...

18.9.10

Nouvelles…

Certains commencent à s’inquiéter… d’autres s’en moquent!!!
Il est vrai que ça fait un moment que j’ai écris, à vrai dire je ne vois pas le temps passer…
Des nouvelles, des histoires presque intéressantes j’en ai, certaines sont prêtes à être poster! Mais je n’ai pas envie de parler de ça aujourd’hui… !



Que ce passe-t-il Typhaine?
Ca va, ca va… m’en fait je n’ai pas trop la frite, pas tous les jours en tous cas!
Je suis F A T I G U E E, sans trop savoir pourquoi…
Je travaille, travaille et travaille encore, coté resto : 6 soirs sur 7, quand par chance j’ai une soirée off de plus, je suis trop épuisée pour envisager une sortie plus fun entre copains… coté maison : tous les matins entre 3 et 4h de boulot sauf le week-end, alors autant dire que du temps libre entre tout ça, il ne m’en reste pas vraiment, j’essaie de rattraper quelques minutes de sommeil aussi souvent que possible!

L’ambiance au boulot… le départ de Rachid semblait être la solution à tous les problèmes, sauf que mon boss ne cesse de faire travailler des… « bras-cassés » ayant aucune compétence, et surtout totalement idiots! Pourtant pas besoin d’avoir fait BAC +10, ni même d’être un génie, pour savoir dresser une table, si?
D’un autre coté, mon boss se repose un peu plus sur moi, et n’hésite pas à me pourrir si l’un d’entre eux fait une grosse bourde! Si bien que j’ai la sensation qu’il n’est jamais satisfait, jamais il ne dit « Merci, bon boulot… ! ». Pourtant, lui-même est à l’origine d’un quart des erreurs de commandes!

Bref, serveuse, n’est pas forcément un métier compliqué, travailler avec des « bras-cassés », devoir leur répéter 15 fois les mêmes choses et repasser derrière eux pour tout refaire rend le boulot pénible et fatiguant!
Heureusement, dans cette équipe y’a aussi des gens top, la serveuse du week-end : Arji et Shane le barman sont vraiment sympas et drôles… et compétents, lorsqu’ils travaillent je retrouve le sourire! Il y a aussi la cuisine, eux, rien à redire, ils sont chous comme tout! Du coup, j’rigole quand même tous les soirs, et ils m’aident tous à prendre du recul vis-à-vis de ce boulot de M***

A la maison… tout va bien, Bell est vraiment adorable, ELLE, n’a jamais rien à redire sur mon travail, c’est un peu plus encourageant et motivant!

Je suis également en pleine organisation de mes futurs trips ! Un sacré casse-tête, je croyais qu’il suffirait d’avoir de sous, soif de découverte et tout serait simple comme Bonjour!
Louer un van, dans le désert, tenir compte des saisons des pluies, savoir où aller à quel moment, dans quel ordre, bla bla bla, lundi dernier, j’en ai perdu la tête, impossible d’y voir clair dans tout ça! Aujourd’hui tout semble s’organiser comme il faut, ne reste plus qu’à booker, payer et c’est parti pour les vacances! Merci à Fanny et Aytac...

C’est quoi alors le problème ?!
Bah… Mes AMIS de France me manquent, terriblement depuis au moins 15jours, j’y pense tous les jours, je suis en Australie, à la maison, ou au boulot, mais mon esprit est ailleurs, loin, à l’autre bout du monde. Depuis deux mois mes connexions sont de plus en plus limitées, j’ai une semaine de retard dans mes réponses aux mails, les échanges sont de plus en plus rares.

Je manque d’affection, les chiens sont devenus mes meilleurs potes, je leur fais même des câlins, oui, oui, des câlins, aux chiens, moi, Typhaine, qui déteste les animaux!

Ici, je ne fais que bosser, je ne m’amuse jamais, pas le temps pour, et pas vraiment d’amis non plus!
En toute honnêteté, j’ai la sensation d’avoir tout fait à l’envers dans cette aventure, on ne peut même pas dire que soit devenue une bête en anglais, suis fatiguée et j’perds de vue ce que j’ai pu réussir… me sens plutôt nulle à Ch***

Je sais que ce n’est qu’un passage, que je travaille pour voyager, et l’idée de rentrer plus tôt ne me passe même pas par la tête car suis quand même heureuse !
Mes amis me manquent, ça paraît tout bête, mais à mes yeux, c’est ENORME.

Et ta famille tu t’en moques ? Pas du tout, mais c’est différents, ils sont toujours très présents dans ma vie avec minimum un mai ou coup de fil par semaine, et l’avantage de cette belle grande famille c’est que y’en a toujours un dispo!

Bref, arrêtons là les lamentations, je ne dis rien à personne ici, alors fallait bien que j’vous en parle, à vous!
Pour résumer : tout va bien, je n'ai même plus mal aux pieds! Il fait beau, l’été arrive à Sydney, je n’ai pas une minute de libre pour m’ennuyer, je n’ai pas de temps pour m’amuser et sortir, mais je rigole plutôt bien au boulot, que ce soir avec les clients ou la moitié de mon équipe, je m’amuserai à mon retour en France! Je pense que la fatigue influence énormément mon état d’esprit!

Il est déjà l’heure de se préparer pour le boulot, ce soir, le resto est plein à craquer, une tonne de grosses tables, suis pas sûre de m’éclater comme une folle!
Promis les prochains posts seront un peu plus idylliques! Bisou

3.9.10

En parlant de pourboires...

Ce soir, après une bonne soirée au resto, étonnant pour un vendredi!...
Suis rentrée bredouille, sous la pluie, réalisant que j'avais perdu mon pourboire de la soirée!
Oui, oui, perdu, s'est envolé de ma poche arrière!
Dieu Merci il n'était pas terrible ce soir, je n'ai perdu que 15$, largement de quoi me rendre pompette vu mon état de fatigue actuel!
Tant pis!!!
Y'a plus qu'à espérer que celui de demain sera meilleur!

De retour au Souk !

Je vous l’ai déjà dit suis rentrée à Sydney, histoire de reprendre le boulot! Je n’en ai gardé qu’un seul, ayant déjà 4h de travail à la maison tous les jours!

C’est ainsi que j’ai réenfilé mon costume de serveuse « débile » au Souk, samedi 14 Aout!



Trop heureuse qu’ils me reprennent (oui car, même s’ils me l’avaient dit connaissant la mentalité professionnelle en Australie, je n’ai jamais été à 100% détendue pendant mes vacances), donc heureuse, heureuse aussi à l’idée de retrouver mes chefs préférés, qui, je dois l’avouer, m’ont manqué!
Arrivée là-bas, j’ai vite déchanté :
- deux nouvelles serveuses en salle
- un barman désagréable, épuisé par ses autres jobs
- Adil (mon manager chouchou) en vacances
- et Rachid le Français-Marocain incompétent, qu’ils ont choisi de prendre sous leur aile, qui se prend pour un boss, bref, quelques changements pas spécialement tops!

Finalement, après deux soirées bizarres, tout est plus ou moins rentré dans l’ordre :
- le barman et sa copine (une des serveuses) ne sont jamais revenus
- j’ai pris l’habitude de travailler avec Otemane, LE manager pénible
- je suis redevenue la « Petite Française » d’Omar (le Big Boss), qui ne mémorisant pas mon prénom m’a donné ce petit surnom dès mes premiers jours
- Jimi l’Ex Barman, en réalité Merchandiser chez Armani est revenu filler un coup de pouce lors des grosses soirées, et pour mon plus grand plaisir, depuis la première minute on rigole bien tous les deux et c’est tellement plus simple et plus agréable de bosser avec lui!
- un nouveau barman, Shane, Irlandais et plein d’humour est arrivé, il n’a pas perdu de temps pour se moquer de mon accent, mais m’offre les fins de tous ces cocktails, il est pardonné!
- je rigole aussi avec Vonna et Arja, les deux serveuses, qui ne travaillent que le vendredi et le samedi, mais c’est différent…
- seul Rachid toujours plus con n’a pas changé…


Rachid ?!
Il ya de quoi en écrire un chapitre entier tellement il est stupide, et tellement il m’a scotchée!
C’est un mec, ne sachant pas parler un seul mot d’anglais, qui est arrivé deux semaines après moi, ne connaissant rien à la restauration, et totalement… Mauvais! Même pas capable de copier mon dressage de table…
Bref, je pense, je suis même persuadée qu’ils lui ont tendu la main juste pour ses origines Marocaines!
Dès le premier jour je ne l’ai pas aimé, ni lui ni sa façon de penser, d’autant plus qu’il parle trop, beaucoup trop (pire que moi, oui, oui !) et en restauration les blagues doivent être courtes car pas le temps de se raconter nos vies!

C’était déjà clair dans ma tête qu’on ne serait pas potes, no way!
Ensuite, il m’a sorti toute sa psychologie de comptoir à deux franc six sous, sur mon célibat, mon caractère, bla bla bla, et j’avais beau continuer ma vie et mon job, il était là, toujours derrière mes fesses à m’étaler sa science!
Coté boulot, il n’a jamais été fiable, il était sensé aider pour le service de certains plats spéciaux, à plusieurs reprises il m’a laissée, là, seule en plan devant les clients, il était lent et toujours aussi… nul!

Suis partie en vacances, il était grand temps!

De retour, c’est un mini boss que je retrouve, donnant des ordres et leçons à tous les autres 3 fois plus compétents que lui-même, se faisant servir des tajines en fin de soirée… Sans doute la culture Marocaine, différente de la mienne…

Il s’est mis à me sortir son plan drague, plus que nul à chier, je ne peux pas croire qu’il est pu être sérieux, et encore moins croire qu’il y ait des filles sensibles à ce genre de charme! Deux, trois jours plus tard, alors qu’il essayait, une fois de plus, de me dire ce que j’avais à faire, je lui ai poliment fermé son clapet!
Je ne parle même pas de fait que je devais aussi jouer le rôle de l’interprète, étant donné qu’il est incapable de comprendre ce que les autres lui disent!

Bref, petit à petit, on a tous cessé de lui parlé, épuisé par son incompétence et sa façon de discuter/argumenter à CHAQUE fois qu’on lui demandait son aide! Seuls les chouettes Népalais de la cuisine lui parlaient encore, plus pour se moquer de lui que pour autre chose!

J’ai une première fois discuté avec Omar, lui disant qu’on n’arrivait plus à travailler avec lui… Il m’a répondu qu’il avait de la peine pour ce débile (avec un vocabulaire plus correct, j’avoue, je me défoule!) et que donc, il ne voulait pas le virer…

L’ambiance est devenue pesante, surtout qu’Otemane (manager) ne voulait plus lui parler, et me chargeait de faire les commissions!

Pour la chialleuse, sensible et faible que je suis, cette atmosphère est vraiment devenue fatigante! Si bien que mardi soir, vers 17h, alors qu’il argumentait encore et encore, sans même me laisser en placer une, j’ai élevé ma voix! Pour qu’il LA FERME sa gueule, bordel… et j’ai plus ou moins bouclé mon clapet le reste de la soirée, faisant bêtement mon boulot! En fin de soirée, alors que je me suis retrouvée une fois de plus seule avec lui à polir les couverts, il a voulu revenir sur les faits… commençant à me … menacer, de ne surtout pas recommencer, surtout pas une seule fois… bla bla bla! Sans était trop… je suis d’abord allée souffler en cuisine, avaler quelques gorgées de bières, vider une partie de mon sac, suis revenue en salle, et puis Omar m’a croisé, les yeux pétillants, et le sourire à l’envers… Il a voulu une explication, et à finalement viré Rachid, qui est parti de lui-même me laissant tout le boulot sur les bras!
Grosse soirée…

Je suis restée « secouée » quelques heures/jours, impressionnée et surprise par l’ampleur que cette histoire est pu prendre, simplement parce qu’il est profondément bête et qu’il ne peut s’empêcher de vouloir discuter pour un oui pour un non, et que dans tous les cas, il ne vaut pas la peine de gâcher sa salive pour lui répondre! Il m’a menacé et s’est envolé dans la demi-heure suivante ne me laissant pas lui répondre (j’ai aussi compris qu’il n’en valait pas la peine!)… Mon sac est vidé, j’ai tout laissé là, sur le blog, « let’s go back to the happiness » comme dirait Omar!


Une soirée… à chier!
Le week-end dernier, nous avons exceptionnellement été ouvert les midis, pour des repas privés, j’ai donc travaillé non-stop, de vendredi soir à dimanche soir, avec Rachid pour m’user les neurones avec ses discours à deux balles!
Samedi 28 Aout, ma pire soirée, pire que quand je suis tombée, oui, oui! L’organisation a été plus que bordélique, me suis retrouvée débordée en quelques minutes, manque de communication dans l’équipe (comme d’hab’!), un four cassé en cuisine, bref, c’est devenu du grand n’importe quoi, à peine de temps de servir les clients correctement, et même pas une minute pour rire aux blagues de mes p’tits chefs… un grand ras-le-bol!
Et qui dit grand bordel, dit catastrophe… me suis faite brûlée à deux reprise au bras droit par Omar et Arja, manipulant les tajines trop vite et avec maladresse! C’est presque rien, mais si j’avais eu ne serait que deux minutes de libre j’aurais versé toutes les larmes de mon corps!



Je suis sortie agacée et épuisée, j’ai retrouvé Marion qui m’a gentiment hébergée tout le week-end (elle habite à 5minutes à pieds du resto…)… tenté de dormir et me reposée, mais me suis réveillée toujours aussi nerveuse, des musiques Marocaines plein la tête, arrrgh!

Reprise du boulot le dimanche matin 10h, sous la pression d’Omar…
Le soir, après un coup de fil rapide à Moman et Popa, sachant que ce long week-end touchait à sa fin (y’a bien qu’en tant que serveuse qu’on attend la fin du week-end avec impatience!), j’ai retrouvé le sourire et la patate, j’en ai même profité pour prendre des photos!

Salt, le chef des chefs!


Salt et Squiki, le chef des desserts...

Et Boboul (un truc du genre...)



En bref!
Tout va mieux, je travaille 5 ou 6 jours sur 7, et ne réclame pas une heure de plus : nous sommes vendredi, ne m’étant toujours pas remise du week-end dernier, je ne suis pas prête à affronter ces deux nouvelles soirées sur-bookées… J’ai deux de tension m’enfin une fois dans le rush, plus le temps d’y penser et quoiqu’il arrive, malgré la fatigue, je continue de porter des tonnes de plats à bout de bras! Y’a pas à dire, serveuse, si tu joues le jeu à fond, dans un resto qui tourne bien, ça épuise, et je vais prendre 10ans d’un coup!

Avec toutes ces histoires j’en oublie la bonne nouvelle: j’ai merveilleusement bien négocié, sans même avoir besoin d’argumenter, une petite augmentation!
De 85$ la soirée, je suis passée à 100$ à vous d’estimer rapidement combien je gagne… oui, oui, oui, je m’épuise, mais je remplis mon compte, y’a pas de doutes! D’autant plus que les pourboires sont de mieux en mieux…!
D’ailleurs, les pourboires, chers petits Français, c’est important, n’oubliez pas que ça peut en rendre quelques-uns heureux! …
Bisou