25.9.10

Job n°4 / Dernier chapitre

Ou la fin d’un espèce de cauchemar Marocain!

Voilà, il m’aura fallu une semaine pour mettre fin à cette histoire, beaucoup de réflexions et de larmes, mais c’est T E R M I N E!
Hier soir, pour la première fois de leur vie les deux boss ont choisi de faire un débriefing, durant lequel le manager n’a parlé que d’une seule erreur, la mienne, une erreur fatale, dont je ne suis pas à 100% responsable sauf à leurs yeux… Et pour terminer en beauté, le boss m’a pointé du doigt face à tout le monde, s’est emballé et m’a plus ou moins humiliée!

Sortie en silence la tête baissée à 00h20 j’aurais pu courir attraper le dernier bus, j’ai préféré l’option : «je démissionne, allons célébrer ça avec Shane, le barman Irlandais, et Salt, le chef cuisto!»
C’est ainsi que nous sommes allés nous accouder au comptoir du premier bar sur notre chemin, boire quelques bières, un peu trop peut être, mon estomac s’en souvient toujours! Salt n’a pas fait long feu, tandis qu’avec Shane, nous avons passé la nuit à refaire le monde, réfléchir à ma démission, bla bla bla, d’un coup, je me suis retournée, le jour s’était levé, il était 6h, fermeture du bar!

Suis rentrée en taxi, et dès 6h30 du mat’ je commençais mes 24h de « rébellion » contre le chauffeur ayant fait un méga détour pensant que, trop naïve et pompette, j’allais payer 30$ pour une course qui n’en valait pas plus de 20! Résultat, quand je sors de mes gongs, je ne le fais pas qu’à moitié, j’lui ai poliment fait comprendre qu’il n’aurait qu’à se contenter de mes 15$ un point c’est tout!
Couchée à 8h, réveillée à 11h, avec quelques effets secondaires…
J’ai passé un bon moment à réfléchir à ce que j’allais dire, en anglais bien sûr…
Je n’ai pas réussi à faire de sieste et c’est la boulle au ventre pas si sûre de moi que je suis partie à l’attaque du Marocain!

J’ai bouclé l’affaire en 20 minutes, j’ai sorti le principal de tout ce que je pouvais penser, restant polie et déterminée, j’ai même écouté une fois de plus toutes les critiques de ce « Superman » (as I said about himself), j’lui ai plus ou moins répondu, je n’ai pas été surprise une seule seconde par sa réaction, cet homme à des chevilles énormes, la remise en question est un état d’esprit qu’il ne connait pas du tout…
Bref, c’est après avoir fait un bisou à chacun de mes chouchous, que j’ai quitté les lieux, envahie d’un sentiment de liberté nouvelle!

Le point positif dans tout ça : j’ai pour la première fois de ma vie été dire M*** à quelqu’un qui n’est pas un membre de ma famille, toute seule comme une grande, j’ai affronté cette nouvelle épreuve!
Bien sûr, je suis toujours un peu secouée, car même si j’ai eu le soutient de chacun d’entre vous, même si j’ai une petite idée de toute l’énergie que j’ai pu dépenser pour lui, à travers ses critiques, je ne suis qu’une nulle bavarde, ayant profité de sa sympathie… Alors oui, j’avoue, sur le chemin du retour, les larmes aux yeux, j’étais toujours en colère, agacée et tout en étant intérieurement fière de mon « exploit », … A mon arrivée, Bell m’a félicité joyeusement et ça m’a fait un bien fou!

Ce soir, j’ai décliné leur invitation au pub, proposant de veiller sur le petit Harrison…
Une bonne longue nuit de sommeil m’attend! Bisou

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