Et on fait quoi?
Jour 1 : Kaikoura (183kms)
On se lève tôt, très tôt (6h du mat’ – sans parler de mon décalage horaire de 2h), on doit prendre un bus direction l’aéroport, une navette direction l’agence de loc’ de voiture, récupérer la voiture, et c’esssst parti!
Mes premières heures de conduite à gauche… finalement moins effrayant que je ne l’avais imaginé! Un peu trop à gauche et quelques confusions entre clignotants et essuie-glaces, mais on est arrivés sains et sauf, à temps à Kaikoura, pour embarquer sur un bateau de croisière : ce jour-là, nous avons rendez-vous avec… les baleines, oui, oui, des vraies, des grosses!
Et ça tombe bien, il fait super beau. Du soleil, un peu (beaucoup) de vent, lié à la grande vitesse du bateau, un paysage splendide composé de montagnes, aux sommets enneigés, et de magnifiques baleines, ces vacances commencent vraiment bien et même si je tombe de fatigue en bateau, c’est parfait, je suis heureuse!
Au retour, pas une minute à perdre, nous allons sur la péninsule de Kaikoura, parait qu’on peut y voir des phoques, et je confirme, ils y sont par colonies. Même pas peur des humains, ils sont tous là, couchés à se faire dorer la pilule! Moi qui ne les connaissais qu’au zoo, j’ai été un peu surprise de leur manque de vivacité, et aucun d’eux ne m’a salué de sa nageoire!
Le soleil se couche et sans perdre de temps, c’est la lune qui fait son apparition!
Chouette promenade.
Jour 2 : De la route, beaucoup, jusqu’à Nelson (255 kms)
Après une légère grasse mat’, on reprend la route vers 10h, petit détour, dernière contemplation depuis, quasi, la pointe de la péninsule…

Et on roule, on roule jusqu’à Blenheim, où l’on s’arrête pour un café, oui, oui, j’ai bu un café, essayant toutes les astuces possibles pour garder les yeux ouverts dernière mon volant, on y fait nos courses et c’est reparti, ici, y’a pas grand-chose à voir!
Par contre, la route est toujours aussi agréable, avec des paysages toujours autant extraordinaires!
On arrive à Nelson en fin d’aprèm’, petit tour de la ville avant d’arriver chez Cushla et Félix, des amis de Carole, qui nous accueillent comme des princes dans leur petite maison en haut de la montagne, un p’tit coin de paradis avec vue sur la vallée et la mer, chou chou!
Ils sont adorables et nous emmènent même au resto! (Un chouette typique petit pub, où je n’ai bêtement pas pris de photos!) Merci beaucoup Carole pour ce coup de pouce, c’est encore une fois une belle rencontre, les Kiwis sont comme les Australiens, très accueillants et sympathiques dès le premier abord, ils sont même meilleurs!
C’est sympa d’avoir faire la connaissance de vrais Kiwis, qui avaient un tas de choses intéressantes à raconter, comme toujours, ce genre de rencontre rend mon aventure toujours meilleure. Je suis toujours agréablement surprise par la générosité des habitants de ces deux pays, toujours disponibles et prêts à nous accueillir, nous ouvrant leurs portes sans même nous connaitre. Les auberges de jeunesses, les autres backpackers, tout ça c’est sympa, mais j’avoue que je préfère toujours un foyer familial et chaleureux comme j’ai pu trouver chez Fanny et Aytac, Tracy et Ian, Cushla et Félix, petite sensation d’être à la maison qui fait toujours chaud au cœur.
J’ai passé une excellente soirée en compagnie de ces deux petits Kiwis à les écouter parler de leur pays, de leurs aventures Européennes, ou encore de leur passion pour le vélo, et entre autre le Tour de France! Mon seul regret : ne pas y être restée plus longtemps…
Jour 3 : Nelson Lakes National Park (103kms)
Le soleil à peine levé, 8h, il est déjà l’heure de se dire Au revoir et de reprendre la route…
100 kms plus loin, le soleil est levé, on réserve notre prochaine auberge, quelques photos au pied du lac, et c’est parti pour notre première rando digne de ce nom! (tu vois, lecteur, la montagne à droite du lac, c’est tout là haut qu’on est monté)
4h de rando en comptant la pause pic-nic, et quelle vue… Partis du bas, sur un sentier de cailloux gris, entre les arbres, et puis… sortant, petit à petit, de la forêt, on en prend plein la vue et on arrive, pas à pas, dans la neige, tout en ayant toujours une vue de … dingue sur ce lac, dont on ne verra jamais la totalité, je peine à le faire rentrer d’un coup dans mon appareil photo!
C’est extraordinaire, nous sommes fin juillet, j’ai les pieds dans la neige et le soleil est toujours aussi brillant.

Pause pic-nic au refuge, on y croise quelques randonneurs, parait qu’on est chanceux, deux jours plus tôt, il n’y avait pas de neige! Et on repart…
Rentrés à l’auberge vers 15h, mon orteil me fait savoir que j’en demande un peu trop, mais suis heureuse, et j’en profite pour m’offrir une petite sieste.
Sous vitamine C et dormant de plus en plus, je récupère, petit à petit…
Jour 4 : Sur la route, des Lacs au Franz Josef Glacier… (434kms)
En passant par la côte ouest…
Et, comme toujours, quel paysage, quel bonheur! Rouler en Nouvelle Zélande, c’est une balade permanente, nous sommes limités à 100km/h et bien souvent les nombreux virages nous ralentissent à 60/70 km/h, mais cela reste un pur plaisir!
Donc… il nous faut parcourir quand même quelques kilomètres avant de rejoindre la côte. Arrivés à Westport, nous commençons par nous réapprovisionner avant d’aller pique-niquer sur la plage, déserte, ou presque, seuls deux ou trois surfeurs sont là!

De Westport à Greymouth, comme nous l’avaient annoncé nos hôtes de Nelson, la route est magnifique. C’est incroyable, en l’espace de quelques instants le paysage change du tout au tout. Des montagnes pleines de champs d’animaux (moutons – parait qu’on en compte 3 par habitants, rien de surprenant – vaches et biches – oui, oui, biches, ils ont énormément d’élevages, j’en suis toujours autant étonnée!) nous passons à une côte envahie par une végétation tropicale, des rochers sortent d’entre les fortes vagues, et mais nous avons toujours, face à la mer, des montagnes!
Pause « Balade » aux Pancakes Rocks et leur Blowholes.
Les Blowholes, souvenez-vous, j’en avais vu à Kiama lors de mon week-end de Pâques, c’est des trous dans la roche par lesquels l’eau s’évacue sous forme d’un souffle plus ou moins fort selon la force des vagues.
A cette belle journée vient se greffer un petit épisode fâcheux… après Greymouth, il nous reste encore beaucoup de kilomètres, j’avoue, j’ai envie d’arriver! Une ligne droite, et sans forcément vouloir aller plus vite, je me laisse porter par le paysage, le compteur monte à 120km/h, je ne m’affole pas et paf!
Une voiture de police sur le bas coté, elle s’allume, clignote, s’emballe et me poursuit… et me voilà prise en fragrant délit! Je me prends une petite correction par ce vieux policier au style d’un ranger américain, pas du tout sensible à mes sourires et mes excuses, accompagnée d’une maudite contravention, retenue à 113 au lieu de 100, je dois payer… 80$! Les enfoirés! Ah oui, ça me chagrine, surtout que contrairement à la France (où là, je mériterais bien quelques punitions), sur les routes Néo-Zélandaises, je ne fais jamais (ou presque) d’excès, suis toujours au moins 20km/h en dessous! Arrrgh!
Bref, la route se poursuit, plus calmement, entre 80 et 90 km/h, et nous arrivons à la tombée de la nuit dans le petit village de Franz-Josef… L’auberge est un peu plus peuplée que les précédentes et nous y rencontrons Lisa, une Française avec qui nous passons la soirée!
Jour 5 : Franz Josef Glacier (30 kms)
Au réveil le soleil est toujours au rendez-vous, mais plus pour très longtemps, hélas!
On ne perd pas de temps, rando!
6h30 de rando, dont 1h au total de pause et 3h40 de grimpe, et ça grimpe je vous jure!
La forêt est toujours tropicale, pendant longtemps la vue n’est pas dégagée. Un Allemand, Stefan, nous rattrape et nous poursuivons notre chemin à trois ! Ca grimpe, un peu, beaucoup, à fond, un premier point de vue sur le glacier, puis un deuxième, les sommets ne sont toujours pas couverts par les nuages, on peut continuer!
Pas à pas la vue se dégage et laisse place à l’immensité de la vallée, au fond, on aperçoit… la mer! Ca, ça change un peu, jamais en France du haut d’une montagne je n’ai pu voir la mer!

Nous arrivons les pieds dans la neige de plus en plus haut, mais nous ne voyons pas le bout, tout en gardant le rythme, j’avoue que la dernière heure de grimpe aura été un peu dure! Encore une fois, arrivée en haut, j’ai la confirmation que le jeu en valait la chandelle! Nous arrivons juste à temps avant l’invasion des nuages. Pic-nic. Le froid nous glace un peu, alors sans s’éterniser nous redescendons.
La descente dans une rando, c’est le pire! Tu montes, en chies un peu, arrives au sommet et en prend plein la vue, te détends avec un modeste mais délicieux pic-nic et tu te dis que c’est fini! Sauf qu’en descente il faut toujours être vigilent si ce n’est plus encore qu’à la montée, et quand tu grimpes 3h40, même si tu descends plus vite, ça prend du temps quand même!!! Alors ouai, la descente aura été un peu longue, sans même parler du fait que j’ai eu mal aux pieds!
Arrivés en bas, la journée n’est pas finie, on reprend la voiture, parcourt quelques kilomètres avant d’arriver au village de Fox Glacier. Le temps de trouver une petite auberge, la plus charmante et cosy de toutes, et là, enfin, après une bonne douche chaude, on peut se détendre au coin du feu!
Jour 6 : Fox Glacier (plus ou moins 15kms!)
Aujourd’hui, il pleut comme promis. Alors, c’est détente, et j’avoue que ça ne me déplait pas du tout. Franchement jusqu’à maintenant on a eu un temps merveilleux, et même si je me repose chaque nuit, c’est aussi cool de se poser une journée. Notre auberge est chouchou, il y a un feu de cheminée, un peu de thé et de cookies et c’est un plaisir de consacrer un peu de temps à mon blog, toujours prendre le temps de ne pas faire grand-chose. Il fait bon vivre ici…
D’une manière générale, les auberges Néo-Zélandaises sont bien plus confortables et agréables qu’en Australie, que ce soit la qualité des lits, la propreté des salles d’eau ou l’atmosphère des espaces de vie. C’est aussi parce que nous ne sommes pas à la haute saison, les auberges et sites touristiques sont déserts, ou presque, juste ce qu’il faut, c’est bien plus relaxant.
J’aime bien la Nouvelle Zélande, c’est reposant, la qualité de vie incite à prendre son temps, y’a personne dans ce pays, surtout sur l’Ile du Sud, ils ne sont qu’un million! Et les habitants sont tellement aimables et accueillants, pour de vrai, ils n’ont pas l’air de faire semblant comme certains voisins Australiens, prêts à tout pour nous faire dépenser nos sous sous!
Bon, je garde les pieds sur terre, c’est aussi toujours plus facile d’apprécier un pays lorsqu’on n’y ait que pour des vacances ayant qu’une chose à faire : profiter!
Alors, aujourd’hui, il pleut, mais bon, on a essayé, on est sorti, une première fois pour se réapprovisionner un peu, une seconde pour aller au glacier, où l’on pouvait faire une petite balade d’1h. Nous n’avons même pas dû en faire 30 minutes, il pleut beaucoup trop, et on ne voyait quasiment rien…
Trop cool les baleines! ça doit être impressionant. Moi j'ai vu une carpe dans la baignade...héhé.
RépondreSupprimerGros bisous