31.7.10

De Christchurch au Fox Glacier…

6 jours de road trip et déjà plus de 1000kms parcourus, au son des radios locales ou de Michael Jackson! Je suis le pilote, et Damien le copilote, m’enfin, j’aime bien vérifier par moi-même, ayant déjà prouvé à plusieurs reprises que j’avais un meilleur sens de l’orientation!

Et on fait quoi?

Jour 1 : Kaikoura (183kms)
On se lève tôt, très tôt (6h du mat’ – sans parler de mon décalage horaire de 2h), on doit prendre un bus direction l’aéroport, une navette direction l’agence de loc’ de voiture, récupérer la voiture, et c’esssst parti!




Mes premières heures de conduite à gauche… finalement moins effrayant que je ne l’avais imaginé! Un peu trop à gauche et quelques confusions entre clignotants et essuie-glaces, mais on est arrivés sains et sauf, à temps à Kaikoura, pour embarquer sur un bateau de croisière : ce jour-là, nous avons rendez-vous avec… les baleines, oui, oui, des vraies, des grosses!







Et ça tombe bien, il fait super beau. Du soleil, un peu (beaucoup) de vent, lié à la grande vitesse du bateau, un paysage splendide composé de montagnes, aux sommets enneigés, et de magnifiques baleines, ces vacances commencent vraiment bien et même si je tombe de fatigue en bateau, c’est parfait, je suis heureuse!

Au retour, pas une minute à perdre, nous allons sur la péninsule de Kaikoura, parait qu’on peut y voir des phoques, et je confirme, ils y sont par colonies. Même pas peur des humains, ils sont tous là, couchés à se faire dorer la pilule! Moi qui ne les connaissais qu’au zoo, j’ai été un peu surprise de leur manque de vivacité, et aucun d’eux ne m’a salué de sa nageoire!









Le soleil se couche et sans perdre de temps, c’est la lune qui fait son apparition!
Chouette promenade.


Jour 2 : De la route, beaucoup, jusqu’à Nelson (255 kms)
Après une légère grasse mat’, on reprend la route vers 10h, petit détour, dernière contemplation depuis, quasi, la pointe de la péninsule…



Et on roule, on roule jusqu’à Blenheim, où l’on s’arrête pour un café, oui, oui, j’ai bu un café, essayant toutes les astuces possibles pour garder les yeux ouverts dernière mon volant, on y fait nos courses et c’est reparti, ici, y’a pas grand-chose à voir!
Par contre, la route est toujours aussi agréable, avec des paysages toujours autant extraordinaires!



On arrive à Nelson en fin d’aprèm’, petit tour de la ville avant d’arriver chez Cushla et Félix, des amis de Carole, qui nous accueillent comme des princes dans leur petite maison en haut de la montagne, un p’tit coin de paradis avec vue sur la vallée et la mer, chou chou!
Ils sont adorables et nous emmènent même au resto! (Un chouette typique petit pub, où je n’ai bêtement pas pris de photos!) Merci beaucoup Carole pour ce coup de pouce, c’est encore une fois une belle rencontre, les Kiwis sont comme les Australiens, très accueillants et sympathiques dès le premier abord, ils sont même meilleurs!
C’est sympa d’avoir faire la connaissance de vrais Kiwis, qui avaient un tas de choses intéressantes à raconter, comme toujours, ce genre de rencontre rend mon aventure toujours meilleure. Je suis toujours agréablement surprise par la générosité des habitants de ces deux pays, toujours disponibles et prêts à nous accueillir, nous ouvrant leurs portes sans même nous connaitre. Les auberges de jeunesses, les autres backpackers, tout ça c’est sympa, mais j’avoue que je préfère toujours un foyer familial et chaleureux comme j’ai pu trouver chez Fanny et Aytac, Tracy et Ian, Cushla et Félix, petite sensation d’être à la maison qui fait toujours chaud au cœur.
J’ai passé une excellente soirée en compagnie de ces deux petits Kiwis à les écouter parler de leur pays, de leurs aventures Européennes, ou encore de leur passion pour le vélo, et entre autre le Tour de France! Mon seul regret : ne pas y être restée plus longtemps…


Jour 3 : Nelson Lakes National Park (103kms)
Le soleil à peine levé, 8h, il est déjà l’heure de se dire Au revoir et de reprendre la route…
100 kms plus loin, le soleil est levé, on réserve notre prochaine auberge, quelques photos au pied du lac, et c’est parti pour notre première rando digne de ce nom! (tu vois, lecteur, la montagne à droite du lac, c’est tout là haut qu’on est monté)



4h de rando en comptant la pause pic-nic, et quelle vue… Partis du bas, sur un sentier de cailloux gris, entre les arbres, et puis… sortant, petit à petit, de la forêt, on en prend plein la vue et on arrive, pas à pas, dans la neige, tout en ayant toujours une vue de … dingue sur ce lac, dont on ne verra jamais la totalité, je peine à le faire rentrer d’un coup dans mon appareil photo!
C’est extraordinaire, nous sommes fin juillet, j’ai les pieds dans la neige et le soleil est toujours aussi brillant.







Pause pic-nic au refuge, on y croise quelques randonneurs, parait qu’on est chanceux, deux jours plus tôt, il n’y avait pas de neige! Et on repart…

Rentrés à l’auberge vers 15h, mon orteil me fait savoir que j’en demande un peu trop, mais suis heureuse, et j’en profite pour m’offrir une petite sieste.
Sous vitamine C et dormant de plus en plus, je récupère, petit à petit…


Jour 4 : Sur la route, des Lacs au Franz Josef Glacier… (434kms)
En passant par la côte ouest…

Et, comme toujours, quel paysage, quel bonheur! Rouler en Nouvelle Zélande, c’est une balade permanente, nous sommes limités à 100km/h et bien souvent les nombreux virages nous ralentissent à 60/70 km/h, mais cela reste un pur plaisir!
Donc… il nous faut parcourir quand même quelques kilomètres avant de rejoindre la côte. Arrivés à Westport, nous commençons par nous réapprovisionner avant d’aller pique-niquer sur la plage, déserte, ou presque, seuls deux ou trois surfeurs sont là!




De Westport à Greymouth, comme nous l’avaient annoncé nos hôtes de Nelson, la route est magnifique. C’est incroyable, en l’espace de quelques instants le paysage change du tout au tout. Des montagnes pleines de champs d’animaux (moutons – parait qu’on en compte 3 par habitants, rien de surprenant – vaches et biches – oui, oui, biches, ils ont énormément d’élevages, j’en suis toujours autant étonnée!) nous passons à une côte envahie par une végétation tropicale, des rochers sortent d’entre les fortes vagues, et mais nous avons toujours, face à la mer, des montagnes!



Pause « Balade » aux Pancakes Rocks et leur Blowholes.
Les Blowholes, souvenez-vous, j’en avais vu à Kiama lors de mon week-end de Pâques, c’est des trous dans la roche par lesquels l’eau s’évacue sous forme d’un souffle plus ou moins fort selon la force des vagues.





A cette belle journée vient se greffer un petit épisode fâcheux… après Greymouth, il nous reste encore beaucoup de kilomètres, j’avoue, j’ai envie d’arriver! Une ligne droite, et sans forcément vouloir aller plus vite, je me laisse porter par le paysage, le compteur monte à 120km/h, je ne m’affole pas et paf!
Une voiture de police sur le bas coté, elle s’allume, clignote, s’emballe et me poursuit… et me voilà prise en fragrant délit! Je me prends une petite correction par ce vieux policier au style d’un ranger américain, pas du tout sensible à mes sourires et mes excuses, accompagnée d’une maudite contravention, retenue à 113 au lieu de 100, je dois payer… 80$! Les enfoirés! Ah oui, ça me chagrine, surtout que contrairement à la France (où là, je mériterais bien quelques punitions), sur les routes Néo-Zélandaises, je ne fais jamais (ou presque) d’excès, suis toujours au moins 20km/h en dessous! Arrrgh!

Bref, la route se poursuit, plus calmement, entre 80 et 90 km/h, et nous arrivons à la tombée de la nuit dans le petit village de Franz-Josef… L’auberge est un peu plus peuplée que les précédentes et nous y rencontrons Lisa, une Française avec qui nous passons la soirée!


Jour 5 : Franz Josef Glacier (30 kms)
Au réveil le soleil est toujours au rendez-vous, mais plus pour très longtemps, hélas!
On ne perd pas de temps, rando!
6h30 de rando, dont 1h au total de pause et 3h40 de grimpe, et ça grimpe je vous jure!



La forêt est toujours tropicale, pendant longtemps la vue n’est pas dégagée. Un Allemand, Stefan, nous rattrape et nous poursuivons notre chemin à trois ! Ca grimpe, un peu, beaucoup, à fond, un premier point de vue sur le glacier, puis un deuxième, les sommets ne sont toujours pas couverts par les nuages, on peut continuer!



Pas à pas la vue se dégage et laisse place à l’immensité de la vallée, au fond, on aperçoit… la mer! Ca, ça change un peu, jamais en France du haut d’une montagne je n’ai pu voir la mer!



Nous arrivons les pieds dans la neige de plus en plus haut, mais nous ne voyons pas le bout, tout en gardant le rythme, j’avoue que la dernière heure de grimpe aura été un peu dure! Encore une fois, arrivée en haut, j’ai la confirmation que le jeu en valait la chandelle! Nous arrivons juste à temps avant l’invasion des nuages. Pic-nic. Le froid nous glace un peu, alors sans s’éterniser nous redescendons.





La descente dans une rando, c’est le pire! Tu montes, en chies un peu, arrives au sommet et en prend plein la vue, te détends avec un modeste mais délicieux pic-nic et tu te dis que c’est fini! Sauf qu’en descente il faut toujours être vigilent si ce n’est plus encore qu’à la montée, et quand tu grimpes 3h40, même si tu descends plus vite, ça prend du temps quand même!!! Alors ouai, la descente aura été un peu longue, sans même parler du fait que j’ai eu mal aux pieds!

Arrivés en bas, la journée n’est pas finie, on reprend la voiture, parcourt quelques kilomètres avant d’arriver au village de Fox Glacier. Le temps de trouver une petite auberge, la plus charmante et cosy de toutes, et là, enfin, après une bonne douche chaude, on peut se détendre au coin du feu!


Jour 6 : Fox Glacier (plus ou moins 15kms!)
Aujourd’hui, il pleut comme promis. Alors, c’est détente, et j’avoue que ça ne me déplait pas du tout. Franchement jusqu’à maintenant on a eu un temps merveilleux, et même si je me repose chaque nuit, c’est aussi cool de se poser une journée. Notre auberge est chouchou, il y a un feu de cheminée, un peu de thé et de cookies et c’est un plaisir de consacrer un peu de temps à mon blog, toujours prendre le temps de ne pas faire grand-chose. Il fait bon vivre ici…



D’une manière générale, les auberges Néo-Zélandaises sont bien plus confortables et agréables qu’en Australie, que ce soit la qualité des lits, la propreté des salles d’eau ou l’atmosphère des espaces de vie. C’est aussi parce que nous ne sommes pas à la haute saison, les auberges et sites touristiques sont déserts, ou presque, juste ce qu’il faut, c’est bien plus relaxant.

J’aime bien la Nouvelle Zélande, c’est reposant, la qualité de vie incite à prendre son temps, y’a personne dans ce pays, surtout sur l’Ile du Sud, ils ne sont qu’un million! Et les habitants sont tellement aimables et accueillants, pour de vrai, ils n’ont pas l’air de faire semblant comme certains voisins Australiens, prêts à tout pour nous faire dépenser nos sous sous!
Bon, je garde les pieds sur terre, c’est aussi toujours plus facile d’apprécier un pays lorsqu’on n’y ait que pour des vacances ayant qu’une chose à faire : profiter!

Alors, aujourd’hui, il pleut, mais bon, on a essayé, on est sorti, une première fois pour se réapprovisionner un peu, une seconde pour aller au glacier, où l’on pouvait faire une petite balade d’1h. Nous n’avons même pas dû en faire 30 minutes, il pleut beaucoup trop, et on ne voyait quasiment rien…


30.7.10

(Une parenthèse de plus sur Louis***)

Et surement la dernière!

Lundi matin, les yeux à peine ouverts, attendant le bus, j’en ai profité pour photographier ma vitrine, mon dernier petit projet de chez Louis… Déjà quasiment deux mois que ma p’tite tour Eiffel fait la belle dans tous les magasins du monde… entier! et oui! J’me la pette? Bien sur, et c’est ma dernière vitrine, alors voilà… entre nous, on l'appelle Lartigue:



Et sinon, pour les plus curieux/intéressés, en cliquant, , vous pourrez voir une autre TRES chouette vitrine, celle de New Bond Street, à Londres, réalisée pour l’ouverture du nouveau magasin… Un beau projet auquel j’ai participé un petit peu avant de dire bye ! By the way, ce blog sur lequel vous atterrissez, c’est celui d’Alex, un jeune talent de mon école, rencontré chez Louis, qui m’impressionne et avec qui, j’ai adoré travailler !

26.7.10

Petite pause au pays des Kiwis



Je suis bien arrivée hier midi à Christchurch en Nouvelle Zélande! (10h de décalage horaire)

Sans trop perde de temps, j’y ai retrouvé Damien.
Premier achat : un bonnet en laine, l’hiver est plus rude chez les Kiwis qu’au pays des Kangourous!

Quelques réflexions autour d’une table, et c’est parti pour 17 jours de road trip, à parcourir l’Ile du Sud en long et en large!

Sans trop vous en dire plus, mes premières 24h ont été : ensoleillées, dépaysantes, chouettes… parfaites!

Il est temps de dormir...
Des nouvelles... surement pas de si tôt, les connexions vont être rares!

24.7.10

Voilà, le 39 Albion street, c'est fini!

D’ici moins de 24 heures je déménage, prends mon envol direction la Nouvelle… Zélande!

Ces deux dernières semaines auront été… bizarres, fatigantes, stressantes, speed… un étrange mélange de sentiments, entre bonheur, satisfaction et fierté et culpabilité et remords!

Fière de mettre débrouillée seule, d’avoir enchainé autant d’heures de service, sans jamais me laisser abattre ! Et satisfaite, satisfaite d’avoir atteint, et même dépassé, mon objectif! J’ai réussi, en 12 semaines, à mettre 4000$ de coté! Heureuse quoi!
Heureuse, oui, heureuse de l’avoir fait! C’est bien moins exotique que les voyages, c’est certain, mais ça reste une sacrée aventure et je suis même persuadée que c’est plus dur de lier des amitiés via le boulot, entourée d’individus installés depuis longtemps, ayant déjà leurs amis, leurs habitudes, leurs vies perso, n’ayant rien à faire d’une grenouille de passage!

Alors oui, très peu de folies ces derniers mois, fini les BBQ, fini les virées en boîte de nuit… mais finalement… pas très grave. J’ai tout de même découvert quelques adresses culinaires en compagnie de Marion ou de Pauline, petites soirées entre copines en toute modestie, toujours dans des lieux chouettes et cosys. Quelques expos, balades et sorties piscine, des visites de copines (Olivia, Camilla, Emmanuelle…), des petites choses simples mais sympathiques!

Et coté rencontres, je m’en suis encore une fois bien sortie! Franchement, dans chacun de mes jobs, y’a eu des gens pénibles, c’est sur, mais j’ai aussi toujours trouvé des gens supers sympas et attachants.
Job n°1 : Malheureusement, je n’ai pas réussi à garder contact ni à les revoir, mise à part Jessica (de retour juste à temps à Sydney ce matin, et actuellement en repos à mes cotés – c’est trop cool de la revoir, ah oui, trop chouette !).
Job n°2 : J’ai super bien accroché avec Nicolas, à la plonge, heureusement qu’il était là lui, et qu’il bossait tous les jours, plus agréable de faire passer le temps le week-end, à rigoler en sa compagnie qu’à attendre les clients en compagnie des deux pestes! Et y’a aussi Gabi, ma collègue de la semaine, il nous aura fallu un peu de temps avant de s’apprivoiser l’une et l’autre, mais ça en valait vraiment la peine.
Job n°4 : C’est finalement là, dans cette ambiance un peu familiale, que je rigole le plus, il y a eu Pauline, que je vois toujours, et d’une manière générale, entre managers, collègues et cuisiniers, je m’amuse bien! Ces derniers jours, ma place favorite est en cuisine, déjà parce que, la vie d’une cuisine, ça me fascine, je pourrais passer des heures entières à les regarder faire, assommant Salt et Squiki de questions… aussi parce que, je rigole vraiment bien avec eux, et parce que… je n’ai même plus besoin de demander pour que Squiki, chef des desserts… (Vous l’aurez deviné… !) … me garde un petit truc de coté… Faut bien que je connaisse les produits que je sers, non? Et c’est d’une certaine manière, une façon de découvrir un petit bout du Maroc!

C’était cool quoi ces 3 mois!

Et en même temps… je me suis mise à culpabiliser… : dernières balades dans le quartier, j’ai la sensation de ne pas avoir assez profité de ses atouts, tous ses cafés, restos, le super grand parc… tout en ayant en tête que : j’ai essayé… qu’avec le boulot, de toutes façons, je n’avais pas toujours du temps libre, j’étais aussi épuisée, donc pas toujours d’attaque pour explorer… Pas facile, hum? Etrange! Tordue quoi?

Speed et stressant, beaucoup de choses à boucler, envie de profiter de ces nouveaux copains (Jess, Millene, Gabi, Nicolas…) qui partent et rentrent dans leurs pays respectifs, et le boulot, toujours et jusqu’au bout!
Et oui, impossible de se relâcher avant la dernière minute, ce soir, le resto s’annonce plein, avec 3 grandes, très grandes, tables (15, 21 et 30 personnes!)… Et puis, je ne sais pas trop ce qui se passe dans ma petite cervelle, entre les choses qui se bouclent et celles qui restent à faire, la fin du Job n°2, la rencontre avec ma future famille d’accueil… à la fois la pression redescend laissant place à une grosse fatigue et à la fois, je reste tendue, devant supporter quelques brûlures d’estomac!

Besoin d’un peu de repos?! Quand bien même j’aurais le temps de dormir, c’est impossible : cette rue aura été bruyante jusqu’au bout du bout… depuis 4 jours, sous mes fenêtres, aux pieds de la maison, un chantier… Ils attaquent au marteau piqueur dès 8h du mat’, qu’on soit mercredi, jeudi, vendredi ou samedi, peut importe, ils travaillent!

Alors voilà… prête à partir?! Plus ou moins, valise quasi bouclée, un faire-part à finir, une douche à prendre… Comme d’hab’, je ne réalise pas très bien, le temps passe à toute allure et je n’ai pas suffisamment de temps pour profiter de chaque instant… mais je reviens…
Pas la peine de perdre plus de temps à écrire… Bientôt la fin de tous mes états d’âme, d’ici quelques jours j’aurai, si tout se passe bien, de très beaux paysages à vous montrer!

[…]

J’ai écrit ce post, ce midi, depuis, j’ai enchainé mes 9h de taff, qui n’étaient pas les plus funs de toute ma carrière de serveuse au Souk, je n’ai pas fini le faire-part, à peine pris le temps de dire au revoir correctement à Mam’zelle Jess, dans moins de 4h je dois prendre mon train direction l’aéroport. Je suis ééépuiiiisée, et malgré le fait que j’y aille en compagnie de Millene, et qu’à l’arrivée, je retrouve Damien, je n’aime toujours pas les aéroports, et ce soir, sortant du boulot, j’aurais voulu être à Mont, à la maison avec maman et papa !, j’en ai presque pleuré tellement je suis… naze!

Allez, après toutes ces joyeuses conversations skype, je n’ai même pas 2h de sommeil devant moi… alors…

Bonnes vacances à tous ceux qui partent! et grosses bises à vous tous!

Petit défilé de photos, prises lors de ma dernière balade de quartier… un vraiment chouette et cool quartier! Si je devais vivre à Sydney, c’est probablement ici, dans une petite rue pleine de charme que je chercherais ma maison du bonheur, mon pied à terre!







(2 minutes de la gare, 15 minutes du centre ville, de la piscine et du parc, 30 minutes de l’Opéra et des Botanic Gardens, 30 minutes de la plage… ça fait rêver…)

15.7.10

Premier départ de ma chambrée

Hana, ma roomate Coréenne, est partie mardi matin, direction le Nord, les fraises, le bush, le travail… elle nous a quittés pour aller travailler quelques mois dans une ferme et ainsi obtenir une deuxième année de Visa Working Holiday.
Par hasard, le même mois, nous quittons toutes les 3 cette maison du bonheur. Millene décolle le même jour que moi pour un retour au Brésil.

L'horreur, Hana et Millene


A 10 jours du départ il est temps de revenir sur ces 4 mois de colocation au 39 Albion Street…

Je n’ai pas énormément de photo d’eux et celles que j’ai sont… catastrophiques! (normal, qui d’entre nous arpente les couloirs de sa maison un appareil photo à la main ?!), cependant, des images, des souvenirs, j’en ai plein la tête!
Ils font tous partie de mon quotidien hebdomadaire, chacun à des heures différentes et j’ai, pour chacun, une image en tête bien précise…

Laissez-moi-vous présenter…

Hana (Coréenne), toujours la première que j’entends, elle n’a pas les mêmes coutumes que nous, occidentaux, entre autres, pour mettre sa crème de jour elle se tapote les joues et m’a longtemps réveillée le matin juste avec le claquement de ses mains sur ses joues…
C’est aussi, une cuisine et une façon de manger différente, parfois légèrement bruyante, à laquelle j’ai dû m’habituer… (Ma musique et mes écouteurs font partis de mes indispensables du quotidien…! ;-) ) Ouuuai, j’avoue, les soirs de fatigue et même en temps normal, ça m’a, tout comme la crème du matin, longtemps rendue folle.
Sinon, Hana, à la maison, elle était comme moi, toujours sur son lit, cachée derrière son écran entre film et tchat… elle est hyper calme et discrète, on a passé des heures entières, chacune sur nos lit sans même se dire un mot!
Hana, une fille tellement girly, tellement asiatique et, de part ses origines et sa culture, tellement différente, mais aussi tellement gentille et généreuse. Dommage qu’il y est eu cette barrière de la langue…

Putra (Indonésien), je le croise certains matins à la cuisine, on s’échange un petit « morning » (la tête toujours dans l’c** !), lui avec ces noodles (les fameuses nouilles asiatiques), moi avec mes céréales!
Sinon, Putra, c’est quasi tous les jours, au retour du boulot, qu’on s’échange quelques banalités, malgré son job et ses études, il est toujours, ou presque, à la maison, toujours installé au salon à faire ses devoirs!
Un peu hyper actif, parfois trop, il est toujours prêt à partager son repas, toujours volontaire et motivé pour instaurer une vie collective dans cette maison! Mais aussi toujours à chantonner… à n’importe quel moment de la journée. C’est… plus ou moins pénible (selon le degré de fatigue!) C’est un (petit) mec bien, super gentil, trop parfois, qui n’a pas l’air d’avoir une vie si chouette que ça, mais qui garde la pêche.

Sandra (Australienne, avec des origines Espagnoles), on se croise, parfois le matin à la sortie de ma douche, elle assise, là sur les marches, avec sa clope, parfois le soir, et parfois on ne se voit pas pendant une semaine entière, n’ayant ni les mêmes horaires de boulot, ni la même chambre!
Elle, c’est une chipie, elle est top cool et fun.
Ayant passé un an à Reims, elle est la seule de cette maison qui comprend tout ce que je dis, particulièrement lorsque je deviens vulgaire et que je me mets à jurer… en français!
Mise à part ça, nous n’avons jamais discuté en français! Et en soirées, un peu pompette, elle aime switcher en français et se moquer, la chipie!

Niels (Australien, avec des origines Suédoises), en couple avec Sandra, je le croise généralement le soir, entre deux portes ou en cuisine, derrière les fourneaux! C’est toujours l’occas’ de se raconter nos vies, il m’a fallu un peu de temps avant de capter son anglais, maintenant, c’est ok et simple : Niels, il trouve le moyen de placer un « fucking » dans chacune de ses phrases, ou presque! Tout comme sa cop’s, il est top cool et top drôle et en plus, il a vachement de charme ce petit blond!

Ces 3 là, Sandra, Putra et Niels, heureusement qu’ils sont arrivés dans cette maison, ils y ont ramené un esprit de famille et ont apporté pas mal de changements positifs!

San (Thaïlandais), un, petit, pas très grand, mec que je ne vois pas beaucoup, mais alors vraiment pas beaucoup du tout! Il étudie, travail et travail encore, et quand il est à la maison, il se cache dans sa chambre, et se repose!
Alors quand est-ce que je le croise?
Parfois le matin vers 11h à la salle de bain, quand, trop épuisée, je me lève à la dernière minute, et généralement, le vendredi ou samedi soir, quand je rentre du resto, il est, lui aussi, de retour de son resto, il se pose quelques minutes en mangeant un de ses plats thaïlandais ramenés du boulot, c’est l’occas’ de débriefer nos soirées et se donner des news!
Il est adorable et super sympa mais je ne le connais pas vraiment!

Bart (Hollandais), en quelques sortes le proprio, c’est apparemment lui qui loue la maison entière et qui fait un petit business avec nos sous, un truc pas vraiment clair! En tous cas ce qui est sûr: il ne sait pas manager, mais alors pas du tout!
Il vit avec nous, au dernier étage, le plus jeune d’entre nous tous, qui manque parfois de cou***, mais qui sait aussi très bien faire l'enfoiré!
Vous l’aurez compris mon estime pour lui n’est pas immense, un sentiment partagé avec l’ensemble de la famille, c’est d’ailleurs devenu un sujet à blagues!
Il vit avec nous, c’est vrai, mais c’est un fantôme, sauf pour Putra qui partage sa chambre avec lui et qui subit son manque de respect!
Bart, c’est un jeune homme concentré, très concentré sur sa petite personne! Qui bien entendu ne participe à rien à la maison, qu’il s’agisse du ménage, du partage du frigo, ou d’un diner!
Lorsqu’il s’agit de réparer un truc à la maison, ce qui est très courant! C’est un combat de long allène avant qu’il s’y colle!
On ne le voit presque pas, on l’entend lorsqu’il est sous la douche, écoutant et chantant du Lady Gaga, Mylène Farmer ou encore du Kylie Minogue, on voit défiler ses petits copains, et quand il nous parle, il nous sort des trucs… inintéressants!
Forte tête que je suis, agacée par son attitude, je ne lui cours plus après depuis longtemps pour le payer, j’attends qu’il se montre ! Et parfois, ça dure deux semaines!!! Alors là, grande classe le Bart, il envoie un sms pour être payé!

Impossible de parler de Bart sans parler de Nick (Thailandais) ex-petit copain de Bart, ayant vécu ici plusieurs mois, étrangement dingue de Bart, qui revient toutes les semaines, pour… entretenir Bart: lui faire ses lessives, lui cuisiner des petits plats à mettre au congélo, et faire notre ménage! Ca c’est cool, et je lui en suis très reconnaissante!
Nick, il est super gentil et trop serviable, quand je le vois, j’ai toujours envie de lui dire « Arrête, laisse le tomber, c’est un enfoiré! ».
C’est Nick, qui répare tout à la maison, c’est lui qui la nettoie et si on cherche un truc… c’est à lui et non Bart qu’il faut demander!
Et tout ça… par amour! (Mon Dieu !)

Et pour finir les présentations… la Brasilian Team :

Rodrigo (Brésilien), que je croise généralement le soir, au retour du boulot, je fais une pause dans sa chambre histoire de prendre des news et rigoler un peu, avec Rodrigo, c’est détente et rire assurés! Il est super cool et drôle, c’est un plaisir de s’assoir un moment avec lui et discuter de tout et de rien, avec lui, chaque sujet est prétexte à rire et blaguer!
Toujours motivé pour sortir boire un verre, il rentre parfois… souvent même, complètement bourré, c’est assez drôle!

J’ai gardé pour la fin, la plus importante de cette expérience « colocation » : Millene (Brésilienne), déjà apparue plusieurs fois sur mon blog, parfois même à l’écran durant certaines webcam!
Millene, c’est la seule avec qui j’ai eu une relation plus particulière qu’une simple coloc’!
On a partagé un paquet de trucs, quelques sorties, des virées shopping (surtout au supermarché!), des tablettes de chocolat, des pizzas Hawaïennes, de nombreuses manucures et de longues discussions...
C’est aussi ma prof principale d’anglais, j’ai énormément progressé grâce à elle, d’ailleurs mon fort accent de française est prétexte à de nombreuses moqueries!
On partage la même chambre, pourtant pendant longtemps, on a vécu décalées, complètement décalées, dû au gros décalage horaire avec le Brésil et à son manque de sommeil, elle passait sa nuit sur son ordi, venait se coucher entre 5 et 7h du mat’, dormait… parfois, souvent même, elle ratait l’école et à mon retour… je la retrouvais… là, toujours au même endroit, dans son lit, à finir sa nuit! A l’heure de mon diner, elle attaquait son petit déj’!
Depuis un mois, passionnée par sa nouvelle prof d’anglais, elle s’est remotivée à aller en classe et elle se couche souvent plus tôt que moi maintenant!
Profitant de ces dernières semaines en Australie, elle n’est pas toujours à la maison quand je rentre entre 3 et 5h, mais quand je rentre vers minuit, elle est toujours là, postée derrière son ordinateur, connectée au Brésil, et toujours dispo pour quelques minutes de bavardages!
Millene, c’est une chouette fille, toujours prête à rendre service ou à prêter ses affaires, super patiente, à l’écoute de nous tous, bon public et toujours morte de rire!
A la maison, c’est avec elle que j’ai partagé le plus de secrets, d’ailleurs on a souvent eu les mêmes agacements vis-à-vis de certains autres coloc’!
Et en guise de cadeau, je lui ai enseigné la cuisine de parfaits… Moelleux au Chocolat, et m’apprête à lui offrir le kit indispensable pour un succès garanti : la recette et des petits moules en silicones, accompagnés de notre chocolat au lait et noisettes préféré!
Malheureusement, elle ne sera pas là à mon retour, on quitte cette maison le même jour, on va même pouvoir s’accompagner à l’aéroport… ;-(

Wooww! Ce post est… vachement long ! Et il m’aura fallu beaucoup de temps pour l’écrire!

La moitié d’entre eux ne fait pas partie de mes rencontres les plus fortes en Australie, mais quand même, on a partagé la même maison pendant 4 mois! Loin de ma vraie famille, cette joyeuse petite troupe devenue une sorte de famille…
Ecrire un post pour vous les présenter était l’occasion de réaliser que, même si j’ai parfois été agacée par certains petits bruits, devenus insignifiants, ils sont tous de chouettes personnes attachantes (sauf Bart!)! Et voilà, je suis nostalgique…

Bref, lundi soir, dernière soirée d’Hana à la maison, c’était l’occasion de faire un diner tous ensemble! Seuls Bart et San n’étaient pas là, une soirée toute simple entre Burritos, spécialité Coréenne et Moelleux au chocolat, le ventre bien repus, on a vraiment bien rigolé! Petite initiation au Jungle Speed, de nouveaux éclats de rire!
Franchement, une soirée sans prétentions et super chouette, trop bête qu’on ne l’ai pas fait plus souvent!

Millene, Hana, Sandra, Niels, Putra, L'horreur, Rodrigo


Miam' Miam'


Rodrigo


Jungle speed

Sandra

Niels, Putra